RDC : le PPRD accuse Félix Tshisekedi d'instrumentaliser la crise sécuritaire pour se maintenir au pouvoir
Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) a exprimé, ce lundi 11 mai, sa profonde inquiétude suite à la récente sortie médiatique du président Félix Tshisekedi se montrant ouvert un éventuel référendum balisant le chemin pour modifier la Constitution du 18 février 2006 en vue de prolonger lui octroyer un troisième mandat, tout en endossant la responsabilité à volonté du peuple congolais.
Le parti de l’opposition considère « plus grave », la condition d’organiser des élections quand les « forces rwandaises auront quitté le sol congolais », en revoyant tout « le monde à interroger Dieu » sur la fin des hostilités. Ceci traduit une « faute d'armée aguerrie », déplore le PPRD pour déceler : « c’est donc clair, il instrumentalise la crise sécuritaire » afin d'intensifier « les tensions politiques internes visant à consolider un pouvoir personnel à travers les arrestations, intimidations et exils forcés d'opposants politiques.
Selon le parti de Joseph Kabila, l’idée de changer la Constitution se fait au mépris de la protection constitutionnelle renforcée par l'article 64 alinéa 2, qui « l’oppose à toute tentative de manipulation de l'ordre constitutionnel démocratique. Il
déplore ainsi le fait que le président, au lieu d'accompagner une dynamique de paix, annonce le contraire dans son message pour dire que les élections de 2028 ne sauraient être organisées avant que la guerre ne prenne fin.
Henock Mukuna