RDC : sanctionné, Kabila appelle les USA à contribuer à une solution durable plutôt qu’à criminaliser les voix pour la bonne gouvernance
Sanctionné par les États-Unis, l’ancien président Joseph Kabila a réagi, ce vendredi 1er mai, en appelant Washington à privilégier une solution durable aux problèmes de la RDC plutôt que de « criminaliser » ceux qui plaident pour la bonne gouvernance. Il juge la décision américaine injustifiée, politiquement motivée et fondée, selon lui, sur des accusations non étayées, tout en réaffirmant son attachement à l’unité nationale, à la paix et à une issue politique inclusive à la crise congolaise.
« Cette décision est profondément injustifiée et repose sur des allégations sans preuves irréfutables. Elle s’inscrit dans un narratif politique qui ne reflète pas la réalité », déclare un communiqué du Cabinet de Joseph Kabila, rappelant son bilan à la tête du pays entre 2001 et 2019, notamment la réunification du territoire, la sortie de guerre et la première alternance pacifique au sommet de l’État.
« L’implication des États-Unis doit contribuer à une solution durable aux problèmes de la RDC, qui sont avant tout liés à la gouvernance politique et économique. La paix ne se construira pas en criminalisant ceux qui appellent à la responsabilité, à la justice et à la réconciliation nationale », a-t-il ajouté, dénonçant au passage ce qu’il considère comme des dérives autoritaires du pouvoir en place.
L’ex-chef de l’État se réserve le droit de contester ces sanctions devant les instances compétentes afin d’exiger des preuves et défendre son honneur. Pour rappel, les autorités américaines l’accusent d’être impliqué dans des actions de déstabilisation du régime de Félix Tshisekedi. Ces mesures incluent notamment le gel de ses avoirs aux États-Unis et d’éventuelles restrictions financières, dans l’objectif affiché de sanctionner des acteurs jugés nuisibles à la stabilité du pays.
Exaucé KRANE