Contrôle technique à Kinshasa : Martin Fayulu dénonce une « arnaque » et exige des explications sur les tarifs
Le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Martin Fayulu, a vivement critiqué la nouvelle opération de contrôle technique renforcé des véhicules et des motos annoncée par la Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK). Prévue à partir du 10 août 2026 sur l’ensemble de la capitale, cette mesure est qualifiée d’« arnaque » par l’opposant congolais.
Dans une déclaration faite ce 7 août, Martin Fayulu reconnaît que le contrôle technique constitue un outil indispensable pour prévenir les accidents de la route. Il estime toutefois que son caractère semestriel, imposé à tous les véhicules, soulève des interrogations, d’autant plus que son coût varie entre 30 et 80 dollars américains, hors taxes, dans un contexte marqué par la faiblesse du pouvoir d’achat de la population.
L’opposant appelle ainsi les autorités de la ville de Kinshasa à justifier, chiffres à l’appui, la fréquence de ces contrôles ainsi que les tarifs appliqués. Selon lui, la sécurité routière ne doit pas servir de prétexte pour imposer une charge financière supplémentaire aux ménages, particulièrement à l’approche de la rentrée scolaire.
Martin Fayulu plaide enfin pour une révision de la fréquence et du coût du contrôle technique à Kinshasa, estimant qu'une telle mesure permettrait de concilier les impératifs de sécurité routière avec les réalités socio-économiques des Congolais.
Henock Mukuna