• Publié le 8 Mai 2026
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Félix Kabange Numbi à Tshisekedi : « pas de 3e mandat, pas de référendum dans un pays où une partie est occupée. Ce sont des principes qui ne se négocient pas »

L’ancien ministre de la Santé, Félix Kabange Numbi, a vivement réagi aux déclarations du président Félix Tshisekedi lors de sa conférence de presse du 6 mai 2026. Dans une tribune publiée le 7 mai, il a relevé « sept contradictions » dans les propos du chef de l’État, dénonçant notamment un exercice « organisé pour contrôler, pas pour informer », avec des journalistes filtrés, du matériel de reportage confisqué et une liste d’invités établie à l’avance.

Dans son texte, Félix Kabange Numbi critique plusieurs positions du président sur la sécurité, la justice et les élections. Il souligne que Félix Tshisekedi « s’est présenté comme l’homme le mieux informé de la République », tout en reconnaissant avoir été « mal informé » sur plusieurs dossiers majeurs. Concernant le dossier Joseph Kabila, l’ancien ministre affirme : « soit ces preuves existent et n’ont pas été produites devant les juges, soit elles n’existent pas ». Il pointe également les déclarations du chef de l’État sur les capacités des FARDC, rappelant qu’après avoir menacé le Rwanda en 2023, il a fini par demander pardon au peuple congolais pour avoir « surestimé les capacités de son armée ».

L’ancien ministre s’oppose enfin à toute idée de révision constitutionnelle ou de report des élections sous prétexte de guerre dans l’Est du pays. « Pas de changement de la Constitution, pas de troisième mandat. Pas de référendum dans un pays où une partie est sous occupation. Ce sont des principes qui ne se négocient pas », martèle-t-il. Félix Kabange Numbi estime que déclarer les élections de 2028 impossibles tout en évoquant un référendum constitutionnel révèle une volonté de préparer un troisième mandat, malgré le contexte sécuritaire dans le Nord et le Sud-Kivu.

Exaucé KRANE