• Publié le 5 Sept. 2026
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Genocost : Benjamin Mbenga fait de l’art un outil de transmission de la mémoire

L’artiste visuel congolais Benjamin Mbenga a placé l’art au cœur du devoir de mémoire. À travers une exposition solo organisée au Mémorial du Genocost à Kinshasa, il a présenté une collection d’œuvres consacrées à la mémoire des victimes des violences et des crimes commis dans l’Est de la République démocratique du Congo.

À travers ses tableaux, l’artiste cherche à transmettre une histoire douloureuse et à susciter une réflexion collective sur le Genocost. Ses œuvres invitent le public à mieux comprendre le coût humain, social et économique des violences qui ont marqué l’Est du pays, tout en mettant en lumière la nécessité de préserver la mémoire des victimes.

Pour Benjamin Mbenga, exposer dans un lieu dédié à la mémoire des victimes constitue également une manière de prendre part au combat contre l’oubli. Par son approche artistique, il s’inscrit dans une démarche de transmission, où la peinture devient un langage capable de raconter les blessures, les silences et les trajectoires d’un peuple marqué par des décennies de conflits.

L’exposition se veut ainsi plus qu’un simple rendez-vous artistique. Elle entend rapprocher l’art et la mémoire, sensibiliser les générations actuelles et rappeler que la compréhension du passé peut contribuer à transformer les blessures en une force au service de la paix. Cette démarche constitue une étape essentielle pour réfléchir à la justice, à la réparation et à la paix en République démocratique du Congo.

Henock Mukuna