• Publié le 15 Sept. 2026
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Kinshasa : La marche de la C64 tourne à l’affrontement, des observateurs des droits humains empêchés de progresser par les éléments de la Force du progrès

La marche de la Coalition Article 64 (C64), organisée ce mardi 15 septembre à Kinshasa, a été marquée par des affrontements dans la commune de Limete, notamment entre les 10e, 11e et 12e Rues. Plusieurs manifestants auraient été agressés ou blessés et des interpellations ont été signalées. Cinq activistes seraient, par ailleurs, toujours portés disparus, selon les informations rapportées par le Forum des droits humains.

Des éléments de la Force du progrès auraient bloqué la progression du cortège à l’aide de pierres et d’armes blanches, contraignant les forces de l’ordre à recourir aux gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Des éléments du Service national, initialement déployés dans le cadre des opérations d’assainissement de la capitale, auraient également rejoint le dispositif sécuritaire autour de la place de l’Échangeur.

Plusieurs structures et mouvements opposés au changement de la Constitution auraient été touchés par ces incidents. Des militants de l’Alliance pour le Changement de Jean-Marc Kabund auraient été interpellés devant leur siège. Deux mobilisateurs d’ADD Congo ainsi que des membres de Générations Futures auraient également été arrêtés. Le Forum des droits humains fait aussi état d’une « brutalité particulière » envers des activistes de mouvements de femmes. Odia Masanka Jeannette et Bantu Cibanduidi Christivie figurent notamment parmi les personnes recherchées.

Les équipes chargées de documenter les événements n’auraient pas été épargnées. Une trentaine d’observateurs du Forum des droits humains étaient déployés sur différents sites, lorsque son coordonnateur, William Bandoma, aurait été agressé puis interpellé alors que ses équipes filmaient les altercations. Une partie du matériel de documentation aurait également disparu. L’organisation affirme par ailleurs que plusieurs mobilisateurs, particulièrement des femmes, avaient reçu des menaces et subi des intimidations dès la veille. Le bilan définitif des personnes interpellées, blessées ou portées disparues reste encore à établir.

Exauce Lompema