Marley Vuvu interpellé : l’opposition dénonce une nouvelle escalade politique
L’interpellation de Marley Vuvu, membre de la coalition C64, suscite des inquiétudes au sein de l’opposition congolaise. L’ancien député national Claudel Lubaya accuse le pouvoir en place d’instaurer un climat de terreur à travers l’enlèvement et la détention au secret de voix dissidentes. Selon lui, cette « attitude ne changera rien à la situation actuelle du pays et ne résoudra aucune des crises auxquelles il est confronté ».
Dans une publication sur son compte X, Claudel Lubaya place l’interpellation de Marley Vuvu à une série d’arrestations visant des figures de l’opposition, citant notamment Aubin Minaku, Ram Shadary, Parole Kamizelo et Nathaniel Onokomba. Il dénonce ainsi « la dérive autoritaire d’un pouvoir à bout de souffle, qui s’enlise dans l’arbitraire et la violation des droits humains ».
De son côté, le sénateur Salomon Kalonda qualifie l’arrestation de Marley Vuvu de « signal très inquiétant ». Dans un contexte marqué par la crise politico-sécuritaire que traverse la RDC, il estime que le pouvoir fait « le choix dangereux de la tension et de l’escalade plutôt que de l’apaisement et de la décrispation du climat politique ».
A trois semaines de la reprise des activités de l’opposition sur terrain pour protester le changement de la Constitution. Ces réactions traduisent les préoccupations grandissantes de l’opposition face aux mesures prises contre ses membres et alimentent le débat sur le respect des libertés publiques et de l’espace politique en République démocratique du Congo.
Henock Mukuna