• Publié le 28 Juil. 2026
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Rapport de la CNDH-RDC sur le sit-in du 12juin : la C64 demande des investigations approfondies sur le rôle présumé de la Force du Progrès

A LA UNE

La coalition C64 a relevé plusieurs insuffisances dans le rapport de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH-RDC) consacré aux incidents survenus lors de son sit-in du 12 juin contre le projet de changement de la Constitution. Ce rapport dresse un état des lieux de graves violations des droits de l'homme, notamment des arrestations et détentions arbitraires, des atteintes à l'intégrité physique, des traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que des cas d'extorsion et de spoliation.

Si le rapport attribue ces faits à des éléments de la Police nationale congolaise ainsi qu'à des personnes présentées comme appartenant à la Force du Progrès, la C64 pense qu'il ne va pas suffisamment loin. Selon l'opposition, le document ne précise ni le rôle, ni le statut, ni le degré d'implication de ces civils, alors même que leur participation aux violences est évoquée à plusieurs reprises. Elle appelle ainsi à des investigations approfondies afin d'établir les responsabilités de ces personnes et de déterminer si elles ont agi aux côtés des forces de sécurité ou avec leur tolérance.

La coalition critique également certaines conclusions de la CNDH, qu'elle juge de nature à minimiser la gravité des événements et à mettre en doute la crédibilité des témoignages des victimes. Pour la C64, une telle approche est difficilement compatible avec les principes d'indépendance, d'impartialité, d'objectivité et de réserve qui régissent les institutions nationales de protection des droits de l'homme, conformément aux Principes de Paris.


Henock Mukuna