• Publié le 18 Aôut 2026
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RDC : Carbone Beni et Jean-Jacques Lumumba appellent à faire des prochaines élections un rendez-vous démocratique, et non une nouvelle crise

Dans une tribune publiée lundi 17 août 2026, le président du mouvement social Patriotes en action pour l'Émergence de la République ( PACTE) Carbone Beni et président du Collectif Restitution Afrique (RAF) Jean-Jacques Lumumba ont appelé à préparer les prochaines élections en République démocratique du Congo comme une échéance démocratique normale, loin des crises politiques qui ont souvent marqué les cycles électoraux précédents. Parmi leurs engagements, les deux acteurs insistent sur la nécessité de réunir les conditions politiques, institutionnelles, électorales et sécuritaires permettant aux prochaines échéances de se tenir dans un climat apaisé, transparent et respectueux des règles démocratiques.

« Le Congo ne peut se permettre de revivre, à chaque cycle électoral, les mêmes affrontements autour de la Constitution, du calendrier électoral, de la conservation ou de la conquête du pouvoir », écrivent-ils. Ils estiment ainsi que le deuxième mandat du président de la République doit se poursuivre dans le respect de l’ordre constitutionnel, tout en appelant à préparer l’année 2028 comme « une échéance démocratique normale, et non comme le prélude à une nouvelle rupture nationale ».

Sur la question des réformes institutionnelles et constitutionnelles, Carbone Beni et Jean-Jacques Lumumba considèrent que celles-ci ne doivent être ni interdites ni instrumentalisées. « La Constitution peut évoluer. Les institutions peuvent être améliorées lorsque l’intérêt général l’exige », soutiennent-ils, tout en prévenant qu’« aucune réforme majeure ne saurait être conçue pour préserver, prolonger ou favoriser l’avenir personnel d’un acteur politique ». Selon eux, toute réforme doit répondre à des faiblesses réelles de l’État, respecter la transparence et la régularité juridique, et rechercher un consensus suffisamment large pour s’inscrire dans la durée.

Pour les deux signataires, la réforme institutionnelle doit avant tout contribuer à la consolidation de la République, à la stabilité des institutions, à la préservation de la paix et à la protection de la souveraineté nationale. « Notre responsabilité collective est donc claire : faire des prochaines élections un rendez-vous démocratique normal — un moment de choix, de continuité ou d’alternance mais jamais le point de départ d’une nouvelle crise nationale », concluent-ils.

Exauce Lompema