RDC : Félix Tshisekedi saisit la Cour constitutionnelle pour une étude approfondie sur la loi référendaire avant sa promulgation
La République démocratique du Congo célèbre ce mardi 30 juin, son 66e anniversaire de l'indépendance. Sur ce, le président de la République Félix Tshisekedi s'est exprimé sur le débat autour de la Constitution et de la loi référendaire lors de son discours à la nation. Le Chef de l'État a insisté sur le fait que toute réflexion touchant au « pacte fondamental de la Nation » doit se dérouler dans la sérénité, la transparence et le strict respect des institutions. Il a rappelé que la Constitution constitue le socle de la vie démocratique, garantissant l'équilibre des pouvoirs, les droits du peuple et la stabilité de la République.
Le Président de la République a également expliqué avoir saisi la Cour constitutionnelle afin qu'elle examine la conformité de la loi référendaire adoptée par les deux chambres du Parlement avant toute éventuelle promulgation, conformément aux dispositions de la Constitution. « Aucun débat touchant au pacte fondamental de la Nation ne peut être conduit dans la précipitation, la manipulation ou l'obsession politicienne. La Constitution n'est ni un instrument de circonstance, ni un objet de convenance », a-t-il déclaré, tout en réaffirmant son rôle de garant de la Nation, chargé de préserver l'État de droit, d'écouter les différentes sensibilités et de rechercher, lorsque nécessaire, un consensus national responsable.
Dans la dernière partie de son adresse, Félix Tshisekedi a lancé un appel à l'unité nationale face aux défis sécuritaires et politiques que traverse le pays. Il a condamné tout recours à la violence, à la désinformation ou aux atteintes à la souveraineté nationale comme moyens d'expression politique. « Nous pouvons débattre, diverger et nous opposer dans le cadre républicain, mais nous n'avons pas le droit d'affaiblir la Nation au moment où elle fait face à des menaces existentielles. L'unité nationale n'est pas une option, elle est une exigence historique et un impératif absolu », a-t-il affirmé, invitant les acteurs politiques de la majorité et de l'opposition, ainsi que les responsables religieux, économiques, médiatiques et la société civile, à faire preuve de responsabilité et de retenue.
Exauce Lompema