Validation du texte référendaire : Jean-Claude Katende estime que sa promulgation remettrait en cause la sincérité du dialogue inclusif
Alors que la Cour constitutionnelle a validé, mardi 28 juillet, la loi référendaire susceptible d'ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi, le président de l'Association africaine de défense des droits de l'homme (ASADHO), Jean-Claude Katende estime que sa promulgation constituerait « la preuve du manque de sincérité dans l'organisation du dialogue inclusif » annoncé pour les prochains jours.
Pour Jean-Claude Katende, cette décision de la Cour « ne devrait pas surprendre les observateurs des systèmes judiciaires africains ». Il traduit cette validation à un intérêt pour les juges, qui cherchent avant tout à préserver leurs fonctions et les avantages qui y sont liés. « Ils savent que le départ du maître va entraîner le leur aussi. C'est la théorie de : "Tu me protèges, je te protège" », a-t-il déclaré, estimant que cette situation compromet l'indépendance de la justice constitutionnelle.
Malgré la validation du texte par la Cour constitutionnelle, Jean-Claude Katende continue de considérer cette loi comme contraire à la Constitution. Il appelle les opposants au projet à poursuivre leur mobilisation contre cette réforme et réaffirme son opposition à toute perspective d'un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
Henock Mukuna