Haut-Katanga : la société civile alerte sur des actes de torture présumés chez COMIKA à Kambove
Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, montrant un jeune homme soumis à des violences physiques par des hommes armés présentés comme des agents de sécurité de l’entreprise minière COMIKA, à Kambove, suscite des réactions au sein de la société civile du Haut-Katanga. Dans un communiqué publié ce vendredi, le Cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga condamne ce qu’il qualifie d’« actes barbares » et demande une intervention rapide des autorités compétentes. Les circonstances exactes des faits visibles dans la vidéo restent toutefois à établir par une enquête.
Selon Bertin Tshoz, membre de la thématique Gouvernance, Sécurité et Paix du Cadre de concertation, les violences auraient été commises par des hommes en uniforme opérant sous le commandement de sujets chinois travaillant au sein de COMIKA. « Ces actes sont indignes et violent les droits humains », dénonce-t-il dans ce communiqué. Il rappelle également l’instruction de la Présidence de la République concernant le retrait des militaires affectés ou sous-traités dans les entreprises minières, estimant que la présence d’hommes armés dans ce type d’environnement doit faire l’objet d’un contrôle des autorités.
Face à ces accusations, le Cadre de concertation de la société civile demande la mise en place urgente d’une commission mixte sous la coordination de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga. Cette commission devrait se rendre sur le site de COMIKA afin de vérifier les faits, déterminer les responsabilités éventuelles et proposer les mesures appropriées. La société civile appelle ainsi les autorités provinciales à diligenter des vérifications sur ces allégations et à garantir le respect des droits humains dans les zones d’exploitation minière.
Obed Vitangi