RDC : le tandem Carbone Béni-Jean-Jacques Lumumba appelle le pouvoir à apporter des réponses concrètes aux défis du pays
Jean-Jacques Lumumba, président du Collectif Restitution Afrique (CRA), et Carbone Beni, acteur de la société civile et président du mouvement social Patriote en Action pour l’Émergence de la République (PACTE), ont publié ce lundi 17 août 2026 une tribune consacrée à la situation politique et institutionnelle en République démocratique du Congo. Dans leur réflexion, les deux acteurs interpellent le pouvoir en place sur la nécessité de rester à l’écoute des préoccupations de la population et d’apporter des réponses concrètes aux défis du pays.
Pour Jean-Jacques Lumumba et Carbone Beni, soutenir les institutions ne signifie pas approuver systématiquement toutes leurs décisions. « Défendre les institutions ne signifie pas applaudir tout ce qu’elles font », soulignent-ils, estimant que le pouvoir doit avant tout « gouverner, sécuriser, rendre justice, créer de la confiance » et lutter efficacement contre la corruption. Ils insistent également sur l’amélioration des services publics et la restauration de « l’effectivité et l’autorité de l’État ».
Les deux signataires mettent par ailleurs en garde contre la multiplication des plateformes politiques, des structures de soutien et des coalitions de circonstance autour du pouvoir, qui, selon eux, ne saurait se substituer à l’efficacité de l’État. « Le patriotisme ne doit pas davantage devenir un prétexte pour faire taire la critique », affirment-ils, rappelant qu’il est possible d’aimer son pays tout en exigeant des comptes de ceux qui le gouvernent. « C’est même cela, la citoyenneté », soutiennent-ils.
Enfin, Jean-Jacques Lumumba et Carbone Beni plaident pour une position fondée sur l’équilibre, entre soutien aux actions favorables à l’intérêt national et exigence de redevabilité. « Lorsque le pouvoir défend la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’intérêt national, nous devons savoir le soutenir », déclarent-ils, tout en appelant à l’interpeller lorsqu’il est question de justice, de compétence, de bonne gouvernance et d’État de droit. Leur message se résume en deux mots : « Ni complaisance. Ni acharnement. »
Exauce Lompema